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Généalogie de Jésus-Christ

Chapitre I

 

 

(Matthieu. ch 1 Versets 1-25) 

 

1 Livre de la généalogie de Jésus (Christ), fils de David, fils d'Abraham : 2 Abraham engendra Isaac; et Isaac engendra Jacob; et Jacob engendra Juda et ses frères; 3 et Juda engendra Pharès et Zara, de Thamar; et Pharès engendra Esrom; et Esrom engendra Aram; 4 et Aram engendra Aminadab; et Aminadab engendra Naasson; et Naasson engendra Salmon; 5 et Salmon engendra Booz, de Rachab; et Booz engendra Obed, de Ruth; 6 et Obed engendra Jessé; et Jessé engendra David le roi; et David le roi engendra Salomon, de celle qui avait été femme d'Urie; 7 et Salomon engendra Roboam; et Roboam engendra Abia; et Abia engendra Asa; 8 et Asa engendra Josaphat; et Josaphat engendra Joram; et Joram engendra Ozias; 9 et Ozias engendra Joatham; et Joatham engendra Achaz; et Achaz engendra ézéchias; 10 et ézéchias engendra Manassé; et Manassé engendra Amon; et Amon engendra Josias; 11 et Josias engendra Jéchonias et ses frères, lors de la transportation de Babylone; 12 et après la transportation de Babylone, Jéchonias engendra Salathiel; et Salathiel engendra Zorobabel; 13 et Zorobabel engendra Abiub; et Abiub engendra éliakim; et éliakim engendra Azor; 14 et Azor engendra Sadok; et Sadok engendra Achim; et Achim engendra éliud; 15 et éliud engendra éléazar; et éléazar engendra Matthan; et Matthan engendra Jacob; 16 et Jacob engendra Joseph, le mari de Marie, de laquelle est né Jésus, qui est appelé Christ. 17 Toutes les générations, depuis Abraham jusqu'à David, sont donc quatorze générations; et depuis David jusqu'à la transportation de Babylone, quatorze générations; et depuis la transportation de Babylone jusqu'au Christ, quatorze générations. 18 Or la naissance de Jésus Christ arriva ainsi : sa mère, Marie, étant fiancée à Joseph, avant qu'ils fussent ensemble, se trouva enceinte par l'Esprit Saint. 19 Joseph, son mari, étant juste, et ne voulant pas faire d'elle un exemple, se proposa de la répudier secrètement. 20 Mais comme il méditait sur ces choses, voici, un ange du Seigneur lui apparut en songe, disant : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre auprès de toi Marie ta femme, car ce qui a été conçu en elle est de l'Esprit Saint; 21 et elle enfantera un fils, et tu appelleras son nom Jésus, car c'est lui qui sauvera son peuple de leurs péchés. 22 Or tout cela arriva, afin que fût accompli ce que le Seigneur a dit par le prophète, disant : 23 "Voici, la vierge sera enceinte et enfantera un fils, et on appellera son nom Emmanuel", ce qui, interprété, est : Dieu avec nous. 24 Or Joseph, étant réveillé de son sommeil, fit comme l'ange du Seigneur le lui avait ordonné, et prit sa femme auprès de lui; 25 et il ne la connut point jusqu'à ce qu'elle eût enfanté son fils premier-né; et il appela son nom Jésus.. 

 

La Bible John Nelson Darby

 

 

 

 

Verset 1 Livre de la généalogie de Jésus, fils de David, fils d'Abraham.

Au début de ce chapitre, au premier verset, on parle de Jésus (Christ). Cela correspond au dernier verset de l'Apocalypse (Apo. 22:21). D'autre part la phrase traduite «Le livre de la généalogie» n'est utilisée qu'une seule fois (ici) dans le Nouveau Testament. C'est aussi le cas dans la version Septante de l'Ancien Testament (Gen. 5:1) «Le livre de la généalogie d'Adam». L'un est le livre de la généalogie du premier Adam, l'autre est le livre de la généalogie du dernier Adam. L'un est en contraste avec l'autre. Le terme Christ est l'équivalent grec du terme hébreu Ma'hiah d'où nous avons tiré le terme « messie ». Ils veulent tous deux dire un « oint », être oint c’est avoir reçu une onction divine. L'onction d'huile à caractère sacré indiquait une mise à part pour le service. Ceux qui servaient Dieu pour une activité particulière étaient nommés « messies ». Donc parler de Jésus Christ ou Jésus Messie cela veut dire la même chose on peut dire que le nom Jésus Christ signifie « Jésus l’Oint de Dieu ». Comme l’on parle de Jean le Baptiste ou Jean Baptiste ; « Jean celui qui baptise ». Dans ce même sans littéral, on trouve notamment des sacrificateurs (c'est-à-dire les prêtres offrant les animaux sacrifiés), les rois (oints par les prêtres) et les prophètes. La Bible parle même d'un roi païen (Cyrus le Grand, un perse) comme d'un messie parce qu'il libérera Israël de sa déportation en 538 av. J.C. 

Donc lorsque Matthieu écrit que Jésus est le Christ, c'est évidemment un sujet brûlant pour les Juifs, en effet n’importe qui ne pouvait se présenter comme l’Oint de Dieu, et d’autant plus s’il est ce Messie que l'Écriture annonce. Pour être reconnu comme tel, il est évident qu’il doit répondre à un certain nombre de critères bibliques. Dans ce premier verset, Matthieu nous montre comment Jésus s'intègre aux promesses que Dieu a faites en instituant deux alliances cruciales. D’ailleurs tout son évangile est basé là-dessus, d’annoncer aux Juifs, que Jésus est le Messie attendu, et la venue du royaume des cieux, c’est l’objectif, la mission qui incombe à Matthieu.

Pourquoi le chapitre commence-t-il en citant uniquement les noms de David et d'Abraham, et non pas d'Adam, d'Isaac ou de Jacob ? Cela nous apprend que ce livre à deux lignées : l'une est la lignée de David, la lignée des prophètes, l'autre est la lignée d'Abraham, la lignée des sacrificateurs. Cela démontre que Jésus rempli ces deux rôles. Le fils de David signifie Salomon. Dire que Jésus était le fils de David, c'est dire qu’il serait Salomon. Pendant sa vie, la Bible nous dit que Salomon a fait deux choses en particulier. L'une est qu'il a prononcé la parole de sagesse, et l'autre c'est qu'il a bâti le temple. Jésus est plus grand que Salomon. En tant que prophète, il a envoyé (ou nous a éclairés) du Saint-Esprit et a bâti un temple spirituel.

 

Jésus est descendant de David

Le premier roi d'Israël fut Saül, il fut oint par le prophète Samuel, tout comme David qui le remplaça, car Saül avait désobéi à Dieu. Nous lisons une partie du récit de l'alliance que Dieu passe avec David en 2 Sam. 7.12-16 : " 12 Quand tes jours seront accomplis et que tu seras couché avec tes pères, j'élèverai ta postérité après toi, celui qui sera sorti de tes entrailles, et j'affermirai son règne. 13 Ce sera lui qui bâtira une maison à mon nom, et j'affermirai pour toujours le trône de son royaume. 14 Je serai pour lui un père, et il sera pour moi un fils. S'il fait le mal, je le châtierai avec la verge des hommes et avec les coups des enfants des hommes ; 15 mais ma grâce ne se retirera point de lui, comme je l'ai retirée de Saül, que j'ai rejeté devant toi. 16 Ta maison et ton règne seront pour toujours assurés, ton trône sera pour toujours affermi."

En 2 Samuel ch7 Dieu promet premièrement, d'affermir son règne par son fils (v 12). Deuxièmement, son fils bâtira un Temple, et son trône royal sera affermi pour toujours. (v 13). Troisièmement, Dieu corrigera les fautes de Salomon, mais il ne sera pas écarté (v 14-15).  Quatrièmement, Dieu maintiendra le règne de Salomon pour toujours (v. 16).
En conclusion : Le trône appartient de droit à David et à Salomon. Aucun roi ne peut régner sur Israël sans démontrer qu'il est un descendant de David. 

Cette alliance est confirmée dans de nombreux passages de l'Ancien Testament comme : (Ps 72 ; 89.3-5 ; Es. 9.5-6 ; Jér 23.5-6 ; 33.14-26 ; Ezéch 37.24-25 ; Os 3.4-5 ; Am. 9.11-12 ; Zach 14.4, 9.)  Mais aussi dans le Nouveau : (Luc 1.31-33 ; Mt 2.2 ; 3.1-2 ; 4.17 ; 10.5-8 ; 19.28 ; 20.20-23 ; 25.31 ; Luc 10.9 ; Ac. 1.6-7 ; 1 Cor 15.24-25 ; Ap. 20.4.)
Matthieu annonce ainsi que Jésus est fils de David, qu'il est héritier légitime du trône d'Israël. Il est la racine d'Isaïe dont parle le Prophète.

 

«Le fils de David». Dans ce livre, on appelle le Seigneur par ce titre 9 fois au total : dans 1:1, 9:27, 12:23, 15:22, 20:30-31, 21:9, 22:42,45. Depuis Adam, jusqu'au Seigneur Jésus, il y avait au total soixante-quinze générations (voir Luc 3:23-38 dans lequel le nom de Canaan figure deux fois).

 

Jésus est juif car il descendant d'Abraham. 

Dans les chapitres 12 et 15 de Genèse, Dieu établit une alliance avec Abraham. Abraham, homme de conviction sans doute (15:6), mais aussi comme Jésus, homme libre, donc de dialogue, et même, pourrait-on dire, de controverse. En effet l'épisode est bien connu :

Le patriarche ne va-t-il pas jusqu'à discuter avec Dieu du bien-fondé du projet divin relativement à la destruction de Sodome (18:22-33) ?
Or, peu de temps auparavant, et c'est à souligner, Abraham avait ri d’une annonce de Dieu. Un rire virtuel qui surgit, paradoxalement annoncé par le constat d'un manque le concernant, d'un sentiment d'incomplétude, sur un fond désabusé, et de dérision presque : "Seigneur Eternel. que me donneras-tu ? Je m'en vais sans enfants, et l'héritier de ma maison, c'est Eliezer de Damas" (15:2). Il y a dans cette phase d’Abraham un rire et de l’Ironie ce que la traduction française du texte hébreu ne peut hélas faire ressortir car il faut lire ce passage en langue hébraïque et en comprendre la structure et la culture pour ressentir l’ironie de cette phrase. (C’est un Rabin qui me l’a enseigné) Abraham répond à Dieu par un jeu de mots qui peut rappeler ceci : « Seigneur que me donneras-tu ? Je vais partir sans enfants, qui héritera (ta donnation) ? Celui qui (le) méritera (m’héritera)! c’est  Eliezer de Damas, (ce) qui m’(hé)irrite ». 

Voici donc Dieu qui est ici apostrophé par Abraham qui réclame justice, en face d’une injustice « qui l’irrite », il réclame la justice naturelle, pour lui et son épouse, Sarah ... Dieu ne lui avait-il pas promis une grande descendance ! Rappelé à ses devoirs, si on peut dire, l'Éternel n'a, en fait, d'autre ressource que d'annoncer à son interlocuteur, la naissance d'un fils qui ne sera pas, cette fois, celui d'Hagar, la servante, mais celui de son épouse. À la suite de quoi, et on peut en être surpris, entre l'amertume de l'absence d'enfant d'une part, et d'autre part, l'incrédulité concernant une descendance aléatoire, le rire va éclater : Abraham tomba sur sa face, il rit (vayitz'hak), il dit dans son cœur : un centenaire engendrerait-il, et Sarah, âgée de quatre-vingt-dix ans, deviendrait mère ? (17:17).

Ce rire reste un point d'interrogation adressé à Dieu. D'autant plus, qu'à peine émis, il s'étrangle sur une angoisse, celle d'un père craignant pour l'existence et le statut familial de son enfant, le fils d'Hagar, la servante égyptienne de Sarah : " oh ! Qu'Ismaël vive devant ta face", s'écrie vite Abraham (17:18).
C'est pourquoi, en dernière analyse, le rire interpellation du patriarche, mêlé d'anxiété, loin de le condamner, Dieu semble le comprendre. Bien plus, il ira jusqu'à intégrer (avec humour ? ) le phénomène à son propre système, en incorporant l'idée du rire au nom que portera, plus tard, alliance à tous égards, surprenante, le fils d'Abraham et de Sarah : Certes, Sarah, ton épouse t'enfantera un fils, et tu lui donneras pour nom Yitz'hak  (Isaac) (ce qui signifie :  Il rira)

Donc en rappelant que Jésus est fils d'Abraham, Matthieu montre non seulement qu'il est Juif, mais aussi qu'il est l'accomplissement d'une promesse qui a débuté il y a plusieurs siècles et qui prend forme dans la joie du rire.
 Le fait que Jésus soit le fils d'Abraham signifie qu’il serait Isaac. Pendant sa vie, Isaac avait deux caractéristiques : il a été offert en sacrifice pour Dieu, mais Dieu fait grâce il l’épargne, et c’est ici une forme de résurrection sans mort en quelque sorte, et Isaac s'est marié avec Rébécca, une femme d'entre les Gentils. Le Seigneur a été offert dans sa mort et sa résurrection et il s'est aussi marié avec les Gentils et a engendré l'Église Universelle.

La généalogie d'un homme commence par lui et remonte jusqu'à ses ancêtres. Cependant, la généalogie d'un roi commence par lui et descend jusqu'à ses descendants. La généalogie dans Luc trace en remontant vers les ancêtres alors que la généalogie de Matthieu cite les générations par ordre chronologique.

 

Jésus est Roi (v .2-15) 

« Abraham engendra Isaac ; Isaac engendra Jacob —…—>  Matthan engendra Jacob ; » (1.2-15) ce nom Jacob veut dire « tricheur » (Genèse 25:26), littéralement « celui qui agrippe le talon », comme quelqu’un de futé qui dupe les autres, comme un lutteur qui attraperait le talon de son adversaire pour le faire basculer. Ce nom de tricheur fut donné à Jacob parce que c’était ce qu’il était en réalité. Il trompa son père Isaac et son frère Esaü en manigançant de telle sorte que son père pensa qu’il était Esaü. Le résultat fut qu’Isaac donna sa bénédiction à Jacob au lieu de la donner à Esaü, son fils premier-né à qui elle revenait de droit (Genèse 27). C’est plus tard que Dieu changea le nom de Jacob en “Israël” après que celui-ci eût lutté avec lui et que Dieu l’eût vaincu, selon le récit qui nous est donné dans Genèse 32. 22ss. Israël signifie “il lutte avec Dieu” ou bien “Dieu résiste »,  Jacob était caractérisé par son côté tricheur, usurpateur, et par une passivité malsaine envers ses enfants et il ne communiquait pas comme il l’aurait dû. 

 

Descendant de Juda
Juda était le 4e fils de Jacob, par Léa, la femme qu'il avait épousée par mégarde puisque le  père de Léa, oncle de Jacob, l'avait livré voilée le jour du mariage, à la place de la cadette Rachel. Au moment de sa mort, Jacob avait prophétisé sur chacun de ses fils. Il ôta le droit d'aînesse au premier (Ruben) car celui-ci avait couché avec sa propre concubine. Siméon et Lévi se sont exclus de ce même droit à cause de leur violence. En effet, puisque leur sœur Dina avait été épousée à la va-vite, le prince de la ville de Sichem, ils firent périrent toute la population masculine de la ville de Sichem. Bref, lors de la bénédiction prophétique à ses 12 fils, Jacob dit : " Juda est un jeune lion... le bâton de commandement ne s'écartera pas de Juda... jusqu'à ce que vienne le Chilo et que les peuples lui obéissent" Gen 49.10. C'est pourquoi Jésus est appelé le lion de Juda, parce qu'il accomplit cette promesse faite il y a presque 3800 ans par Jacob. 

Juda se marie à une Cananéenne dont il a trois fils : Er, Onan et Selah. Juda mari Er à Tamar. Mais Er meurt et, en vertu de la loi du lévirat, Tamar est donnée pour femme à son frère Onan. Mais Onan, lui aussi comme son frère Er avant lui, "déplaît à Dieu" et meurt. Juda refuse alors d'appliquer le lévirat une seconde fois au dernier de ses fils Selah. Tamar veuve sans époux, cherche un moyen d'avoir une postérité. Alors que son beau-père Juda, est parti pour la tonte de ses brebis, Tamar se présente à lui déguisée en (ou comme une) prostituée (à l’insu de Juda). Juda ne reconnaissant pas Tamar, il la prend pour une prostituée et couche avec elle. Elle devient enceinte de lui. Deux garçons jumeaux naissent : Perets et Zéra. C’est de Perets que le roi David et après lui toute la lignée des rois de Juda descendent.

À la naissance, Zérah, frère de Pérets, commença à se montrer le premier, mais il se retira, de sorte que Pérets sortit avant lui. Cela occasionna une déchirure périnéale à Tamar (Gn 38:24-30). Pérets garda la priorité sur son frère ; son nom figure toujours en premier dans les listes et sa maison devint plus connue que celle de Zérah (Ru 4:12). Avec ses deux fils, Hetsrôn et Hamoul, Pérets est cité parmi les descendants de Jacob qui entrèrent en Égypte. Là, tous trois devinrent chefs de famille distinctes en Juda (Gn 46:8, 12). Excepté ces faits, la Bible ne fournit aucun renseignement personnel sur Pérets.

Les références à Pérets sont principalement d’ordre généalogique, la majorité des généalogies de Juda passant par lui (1Ch 2:4, 5, 9-55 ; 4:1-20). Les familles de Pérets et de ses deux fils composaient une grande partie de la tribu de Juda au moment du deuxième enregistrement qui eut lieu dans le désert (Nb 26:20-22). Certains descendants de Pérets appartenaient à la première division de la milice de David organisée par mois (1Ch 27:3). De nombreux fils de Pérets revinrent de l’exil à Babylone et 468 d’entre eux habitèrent à Jérusalem (1Ch 9:3, 4 ; Ne 11:4, 6). Une lignée généalogique directe alla de Pérets à David en passant par Boaz et aboutit à Jésus le Messie. — Ru 4:18-22 ; 1Ch 2:4-15 ; Mt 1:3 ; Lc 3:33.

L’ancien Testament ne nous renseigne pas vraiment sur les personnages qui composent la suite de cette généalogie nous sauterons donc à Booz ou Boaz. 

 

Boaz était un riche propriétaire terrien de Bethléem il est le fils de Salmôn et Rahab, et il épouse la veuve Ruth.

Qui est Ruth?

Ruth est une femme moabite, (les Moabites étaient les descendants du neveu d’Abraham Loth qui selon la Bible, fut sauvé avec ses deux filles par Dieu de la destruction de Sodome et cela grâce à l’intervention d’Abraham. Moab est le fils que Loth eut avec sa fille aînée). 

Donc Ruth est de la descendance de Loth et de sa fille, mais pas d’Abraham. Elle épouse en première noce Malchon dont les parents, Elimélech et Naomi, se sont installés dans le pays de Moab pour fuir la famine en Judée. Le frère de Malchon, Chiljon, s'est également marié à une Moabite, Orpah.

Lorsque Elimélech, son époux, et Malchon et Chiljon ses deux fils, décèdent, Naomi décide de rentrer dans son pays d'origine. Sa belle-fille Ruth donc veuve, suit sa belle-mère et elles s'installent pauvrement à Bethléem alors que c’est la période des moissons. Elle ramasse des épis tombés pour sa belle-mère et fait la rencontre de Boaz, riche propriétaire terrien et parent de son défunt beau-Père Elimélech.

Suivant les conseils de sa belle-mère, Ruth se rapproche de Boaz qui est attiré par elle. Boaz obtiendra l'héritage d'Elimélech. Après avoir obtenu de l'héritier direct qu'il n'exerce pas ses droits. Boaz épouse alors Ruth qui lui donnera pour fils Obed, celui-ci fut le père de Jessé, et grand-père du roi David.

 

Jéssé appelé aussi Ïsai est le père de David le nom de la mère du roi David n’est pas mentionné dans la Bible mais selon le Talmud  de Babylone (Nézikin, Traité Baba Bathra, chapitre 5) son nom serait Nitzevet, fille de Adael elle serait la deuxième épouse de Jessé qui l’aurait acheté au roi du pays d’Ammont.

Descendant de David, Salomon 

Bien que ce chapitre parle de quatorze rois, seul David est appelé «le roi».

Là, il y a une information fascinante. C'est un peu complexe, mais je vais essayer de l'expliquer. 

Salomon est le deuxième fils que le roi David eut d'une de ses femmes, Bethsabée, David  avait pris Bethsabée à Urie le Hittite qu’il fit mourir en l’exposant au plus fort du danger lors d’une bataille. Quand David fut vieux, son fils Adonias tenta de se faire proclamer héritier. Alors David ordonne au prêtre Sadoq d'oindre Salomon comme roi après lui. David, mourant, confie ces paroles à son fils de douze ans : « Je m'en vais par le chemin de toute la terre. Tu seras fort et te montreras un homme, et tu prendras garde à Dieu, ton Dieu, en marchant dans Ses voies, en gardant Ses statuts, Ses commandements et Ses ordonnances, comme il est écrit dans la loi de Moïse, afin que tu réussisses dans tout ce que tu feras et où que tu te tourneras » . Après 40 ans de règne, David meurt. Salomon devient ainsi roi d'Israël.

 

Descendants de Salomon 

Versets 7-9 : Comparez ce passage avec 1 Chron. 3:11-12. Les noms de Achazia (2 Chron 22:2-5,9), Joas (2 Chron 24:25), et Amatsia (2 Chron 25:14-16, 27) sont omis de la généalogie de Matthieu. C’est pour les bonnes raisons suivantes : 

(1) Ils étaient tous descendants de Jézabel 

(2) Ils ont fait le mal 

(3) Ils ne sont pas morts d'une mort naturelle. Le Seigneur punissait de telles personnes jusqu'à la 3eme et la 4eme génération. Ils ne méritaient pas d'être rois, donc Matthieu n'a pas enregistré leurs noms.

 

Versets 10-12 : Ici il manque le nom de Jéhojakim (2 Chron 36:4; 2 Rois 23:34,35). Cependant on le trouve bien dans 1 Chron 3:15-19. Jéhojakim a été mis sur le trône par Pharaon, et non pas par Dieu. En cela Hérode en est une image, puisque mis sur le trône d’Israël par les Romains.  D'autre part, il a fortement taxé le peuple pour plaire à Pharaon, et il a aussi adoré des idoles. Son nom a donc été retiré de la généalogie du Roi. Ozias (Matt. 1:8) est aussi appelé Hazarja dans 2 Rois 15:1-3 et 13. Matthieu 1:12 nous dit «Salathiel engendra Zorobabel». Cependant, 1 Chron 3:17-19 nous dit que Zorobabel était le fils de Pedaja. Cela s'explique par le fait que Salathiel est mort précocement, et selon la coutume du pays (Deut 25 : 5-6) son frère Pedaja a peut-être pris sa femme et a ensuite engendré Zorobabel, ou alors il est devenu son fils par adoption lors de la mort de son frère.

Donc La lignée se rompt définitivement avec Jéhojakim un roi qui ne régnera que trois mois, mais qui est mentionné 2 fois, car il est le roi de la honte, celui qui devait vivre l'exode à Babylone. Son nom hébreu est Yehoyakin, et en 587 av. J.C. Neboukadnetsar le prit et l'emmena avec mère, femmes et concubines à Babylone. Le ton à l'égard des descendants de Salomon change. Par le prophète Jérémie, Dieu dit : " 30 Ainsi parle l'Éternel : Inscrivez cet homme comme privé d'enfants, Comme un homme dont les jours ne seront pas prospères ; Car nul de ses descendants ne réussira à s'asseoir sur le trône de David et à régner sur Juda. 1 Malheur aux pasteurs qui détruisent et dispersent Le troupeau de mon pâturage ! Dit l'Éternel." (Jér 22.30-23.1) 

Comme on le voit, Jésus Roi ne peut plus descendre de Jéhojakim ; Il ne peut donc pas descendre de Salomon. Qu'en est-il de la promesse faite à David ? Dieu est-il menteur ? S'est-il trompé ? 

Vous avez peut-être remarqué que les deux arbres généalogiques de Jésus l’un présenté par Matthieu et l’autre par Luc ne s'accordent pas ? Regardons les deux listes. 

La liste de Matthieu commence par Abraham (1:2), va jusqu'à David (1:6) et continue à travers Salomon (1:6) jusqu'à Jésus. Elle se termine par " ...Matthan engendra Jacob ; Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie, de laquelle est né Jésus …. ». 

Mais la liste de Luc est différente. Premièrement, elle commence par Jésus (3:23) et va dans le sens inverse jusqu'à Adam. Deuxièmement, elle trace la descendance d'Adam à Jésus à travers David et son fils Nathan (3:31) et non Salomon comme l'avait fait Matthieu. La généalogie de Matthieu est assez claire : il s'agit de la lignée royale de Jésus à travers le roi David, Salomon son fils élu (1 Rois 1:29-30) et plus tard Joseph, le père adoptif de Jésus. 

La généalogie de Luc, par contre, n'est pas aussi simple. Le nom de Joseph ne fait pas partie de la liste comme les autres noms. La grammaire montre une parenthèse : " Jésus avait environ trente ans lorsqu'il commença son ministère étant - comme on le croyait, fils de Joseph - fils d'Héli...". Héli est soit le grand-père maternel de Joseph (le père de sa mère) ou le père de Marie (le grand-père de Jésus). Je ne rentre pas dans la démonstration complète mais deux arguments soutiennent l'idée que Héli soit le père de Marie et le grand-père maternel de Jésus : 

    1.    Marie est le sujet principal du début de cet Évangile ; il est logique de supposer que cette généalogie est la sienne.

    2.    Les prophètes avaient promis que le Messie allait être un descendant biologique de David "sorti de ses entrailles" (2 Sam. 7:12-16) et Actes 2:30. Si Jésus entre uniquement dans la lignée de David à travers Joseph, son père adoptif, Il ne répond pas à ce critère.
Luc retrace la lignée biologique de Jésus, de David et Nathan à Marie sa mère terrestre et Matthieu retrace la lignée politique ou légale de Jésus par David, puis Salomon, puis Jéhojakim. 

 

Alors je ne sais pas si vous voyez l'énigme : le Messie devait être de la lignée royale sans être descendant de Jéhojakim (une impossibilité) et d'autre part, il devait être de la lignée biologique de David. Voyez-vous une solution ? 

Il n'y en avait qu'une. Il fallait que le Messie soit né d'une vierge de la lignée de David (mais non par Salomon) et qu'il soit adopté par un père de la lignée royale de David et de Salomon. 

Verset 13-16 : Dans le verset 16, la généalogie passe à «Joseph le mari de Marie de laquelle est né Jésus qui est appelé Christ». Ainsi la difficulté évoquée ci-dessus est résolue.

 

 

Roi de la grâce (v 16-17) 

" 16 Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie, de laquelle est né Jésus, qui appelé Christ. 17 Il y a donc en tout quatorze générations depuis Abraham jusqu'à David, quatorze générations depuis David jusqu'à la déportation à Babylone, et quatorze générations depuis la déportation à Babylone jusqu'au Christ." 

Dans les deux derniers versets, Matthieu a réparti les bifurcations généalogiques majeures en trois périodes distinctes. C'est probablement un moyen mnémotechnique pour se souvenir des éléments principaux. Elles résument bien l'histoire d'Israël à partir d'Abraham, le Père de la nation et de tous ceux qui avec lui, font confiance en Dieu pour le pardon de leur faute et la direction de leur vie. 

Et ce qui touche le lecteur attentif, c'est la grâce étonnante que Dieu a manifestée sur chacune de ces périodes. 

D'Abraham à David 

Versets 2-6 : Ici il est question de quatre femmes. L'objectif est de montrer que le Seigneur est apparenté, non seulement aux Juifs, mais aussi aux Gentils (Eph. 3:6). Jésus n'est pas venu appeler les justes; il est venu pour être le sauveur de tous. Dans l'Ancien Testament le nom des femmes et des Gentils n'était jamais mentionné dans les généalogies. Cependant, dans ce cas, quatre femmes sont citées, et elles sont toutes issues des Gentils et étaient pécheresses.

Thamar, l'incestueuse 

Thamar est une femme que Juda donna en mariage à son fils Er. Er était un mauvais bougre, et la Bible dit que Dieu le fit mourir.
Selon les coutumes de l'époque, Thamar devait épouser le frère de Er, qui s'appelait Onan, afin que l'héritage de Er passe par sa descendance. Onan pouvait aussi prendre une autre femme d'où naîtraient ses propres enfants et son propre héritage.
Mais Onan ne voulait pas nourrir des enfants pour le compte de son frère, et dans ses rapports avec Thamar, il s'assurait qu'elle ne tombe pas enceinte.
Dieu n'apprécia pas ceci et fit mourir Onan. Juda promit donc à sa belle fille Thamar le cadet de ses fils lorsqu'il serait en âge de se marier. Mais Juda ne tint pas sa parole. Alors Thamar se déguisa en prostituée coucha avec son beau-père et engendra entre autre Peretz. 

 

Rahab, la prostituée 

Rahab est une autre femme à part. Elle habitait la ville de Jéricho. C'était une païenne consommée, prostituée de profession. Pas vraiment une profession d'avenir devant Dieu. Les Cananéens étaient vicieux dans leurs rites (prostitution sacrée, sacrifice d'enfants, etc.). Mais lorsque les armées d'Israël arrivent, Rahab se repent, et comprend que Dieu est le Dieu d'Israël. Elle sera la seule, avec sa famille, à avoir la vie sauve. Elle intègre le peuple de Dieu et on la retrouve dans la lignée du roi David, puis de Jésus Christ.

Ruth, l'étrangère 

Ruth, l'objet d'un très beau livre de l'Ancien Testament. Elle est moabite, les descendants de l'inceste de Lot avec ses filles, sauvés de Sodome et Gomorrhe. Ruth s'était mariée à un Israélite. A sa mort, elle suivit sa belle-mère (juive) qui avait décidé de rentrer au pays de Juda. Une femme qui n'aurait jamais dû faire partie de l'histoire d'Israël, mais dont la foi l'avait conduit près du peuple de Dieu. Dans Deut. 23:3, il est interdit aux Moabites d'entrer dans l'assemblée de Yahvé même jusqu'à la dixième génération.

Bath Schéba, la femme d'Urie 

Une dernière femme apparaît (avant de parler au chapitre suivant de Marie). Elle s'appelle Bath Schéba. Matthieu est très direct en la présentant comme la femme d'Urie (v. 6).
David l'avait fait chercher, avait couché avec elle, et fait tuer son mari pendant le combat. Dans ce verset, il y a l'immoralité, le meurtre, le mensonge. 

Ces femmes sont peut-être mentionnées pour répondre aux paroles de certains leaders juifs qui dirent de Jésus " nous ne savons pas d'où il est"... Évidemment, Christ étant né d'une femme qui n'était pas mariée lors de sa conception, cela faisait parler les commères qui ne comprenaient pas qu'il y avait eu miracle... 

Comprenez bien, je ne cherche sûrement pas ici à encourager le vice ou l'insouciance des voies de Dieu. Ces gens n'avaient pas tous la révélation complète de la Parole de Dieu. Certains ont payé un lourd tribu pour leur immoralité ou leur débordement. Même si le pardon est observé, il n'ôte pas les conséquences du péché. 

Dans toute la Bible, l'homme sert pour montrer le principe de la doctrine, l'aspect objectif, et la femme sert pour montrer l'aspect de l'expérience, l'aspect subjectif. Des exemples sont : Salomon et la femme Sulamite dans le Cantique des Cantiques.

 

Verset 19 : « Joseph ... était juste ». Une personne juste est à la fois juste et gentil. Joseph était juste, il devait donc divorcer d'une telle femme. Il était également gentil, il ne voulait donc pas l'humilier publiquement, il voulait donc divorcer en privé.

Verset 20 : « Comme il pensait à ces choses ». Pendant que Joseph pensait à ces choses, cela a permis à Dieu de lui parler et de le diriger.

Verset 21 : « Jésus » est l'équivalent grec du nom hébreu « Josué ». On peut le traduire « Yahvé le Sauveur » ou « Yahvé sauve » (JE signifie Yahvé, et SUS signifie salut).

Verset 23 : « Emmanuel » signifie « Dieu avec nous » Cela ne veut pas dire «Dieu est présent parmi nous» [comme le traduit la version chinoise]. «Dieu avec nous» a un sens plus large que «Dieu est présent parmi nous» le sens serait plutôt « Dieu ce révèle ». . En Hébreux, à chaque fois qu'un mot comporte le terme «EL» (Daniel, Eli, Israël), le mot a un rapport avec Dieu.

Le roi David est un type du Seigneur Jésus en tant que Roi : (1) Le Roi établi par Dieu, (2) Le Roi guerrier, (3) Le Roi méprisé et rejeté des hommes.

 

Conclusion. 

Aucun Israélite ne pourrait prendre ce rapport sérieusement sans un sens profond d’humilité. Les « racines » d’Israël, si vous me pardonnez pour dire cela, ne valaient pas mieux que celles des autres peuples, car elles aussi étaient pourries autant que les autres. Comme les autres peuples, ils ne pouvaient pas se retourner et regarder à leurs ancêtres avec des sentiments de se sentir privilégiés ou de fierté. Il y avait trop de squelettes dans leurs placards pour cela. Au lieu de ça, ils devaient reconnaître que tout le bien qui était arrivé à Israël n’était que le résultat de la pure grâce de Dieu.

 

« Si l'Éternel s'est attaché à vous et vous a choisis, ce n'est nullement parce que vous êtes plus nombreux que les autres peuples. En fait, vous êtes le moindre de tous.

Mais c'est parce que l'Éternel vous aime et parce qu'il veut accomplir ce qu'il a promis par serment à vos ancêtres, c'est pour cela qu'il vous a arraché avec puissance au pouvoir du pharaon, roi d'Égypte, et qu'il vous a libéré de l'esclavage. » (Deutéronome 7:7-8)

 

C’était une leçon trop vite oubliée, car les Israélites des jours de Jésus étaient très fiers de leurs ancêtres et comptaient sur leurs « racines » pour leur vertu Jésus leur dit :

« Ne vous imaginez pas qu'il vous suffit de répéter en vous-mêmes: «Nous sommes les descendants d'Abraham.» Car, regardez ces pierres: je vous déclare que Dieu peut en faire des enfants d'Abraham. » (Matthieu 3:9)

« ---Nous, lui répondirent-ils, nous sommes la postérité d'Abraham, nous n'avons jamais été esclaves de personne. Comment peux-tu dire: «Vous serez des hommes libres?» (Jean 8:33)

La vertu ne vient que de Dieu par la foi. Notre premier ancêtre, Adam, a échoué à vivre par les standards de Dieu et a péché. Tous ses descendants, comme Adam, sont des pécheurs (Romains 5:12) et donc ont besoin d’une vertu pas d’eux-mêmes. 

 

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